LES RENCONTRES REMARQUABLES AUTOUR DES ENFANTS 

Les Rencontres Remarquables 2
Spécial Enfants

Pour beaucoup d’entre nous, ces deux années que nous venons de traverser ont été difficiles et même éprouvantes tant sur le plan personnel, familial, éducatif économique. Tout comme nous (les adultes du plus jeune au très âgé), les enfants et les adolescents ont été, par retombées logiques si l’on peut dire, lourdement impactés, ainsi que l’on peut clairement le mesurer sur le terrain.  

Ils ont, plus encore que jamais, aujourd’hui besoin d'aide, qu’elle soit parentale ou émane des différents professionnels de l’enfance.
C’est le propos des Rencontres Remarquables
2 - Spécial Enfants.

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Ces Rencontres Remarquables2 s’inscrivent dans le même esprit que les premières : vous apporter soutien, éclairages, et ressources alternatives, qui vous seront apportés ici par des intervenants chercheurs, pédagogues, psychologues, psychothérapeutes, philosophes, médecins, nutritionnistes. Tous remarquables bien sûr, tant par leur personnalité que par leurs ressources, leurs élans positifs et constructifs, autant de clés, pour élaborer ensemble un avenir meilleur. 

Qui dit enfants, dit parents et chacun sait qu’être parent est loin d’être simple, d’autant plus dans ce contexte de chamboulement des conditions de vie habituelles, et dit aussi professionnels de l’enfance, confrontés aux retombées désastreuses sur le terrain. Pour tous, les solutions existent. 

 

Dans ces Rencontres Remarquables 2 Spécial Enfants, nous vous proposons de réfléchir ensemble à construire un avenir positif pour nos enfants, leur redonner espoir, leur donner envie de devenir des adultes. Une réflexion menée autour de différents thèmes qui sont autant de ressources et d’outils pour y voir plus clair, comprendre et agir au mieux dans la limite des possibilités de chacun, certes, mais des possibilités que vous découvrirez certainement décuplées ! 

Voici quelques aperçus de notre grand et riche voyage de l’été dont le mot d’ordre nous est donné par Jeanne Siaud-Facchin, psychologue, fondatrice des centres Cogito’Z : Les enfants d’abord !Le bilan de ces deux années est là pour se mobiliser.

Parce qu’être positif c’est aussi savoir renaître de sa souffrance, 
Boris Cyrulnik, psychiatre et éthologue, nous parle, entre autres, de la résilience. Il évoque alors une sortie de crise à réinventer ensemble.

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Vous y découvrirez aussi les interventions de La question de la mort chez les enfants est discutée par Antonella Verdiani. Nombre d’enfants ont vécu cette période dans la peur de tuer leurs grands-parents ! Que faire aujourd'hui ?

L’ école et la pédagogie feront l’objet de deux interventions, celle d’Abdennour Bidar d’une  part à propos de l'urgence de retisser du lien au sein de notre famille, et de notre environnement, en commençant par soi et de Daniel Favre, qui nous fait un bilan des conséquences d'une pédagogie contradictoire au sein de l'Education nationale.

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Thomas d’Ansembourg  questionne de son côté notre façon d’être adulte : fait-elle sens et envie aux jeunes ?

Avocat et parallèlement engagé pendant 10 ans en tant que bénévole d’une association d’aide aux jeunes connaissant des problèmes de délinquance, de violence, de prostitution et de dépendances de toutes sortes, cette double approche juridique et sociale l’a impliqué très tôt impliqué dans la gestion des conflits et la recherche de sens. Il a constaté, en tant qu’avocat, que la plupart des conflits naissent de malentendus, résultant souvent d’une combinaison de mal exprimé (non dit/mal dit) et de mal écouté. À l’écoute des jeunes de la rue, il s’est rendu compte que la plupart des comportements de ces jeunes expriment des besoins humains fondamentaux qui n’ont pas trouvé d’autre mode pour se dire : identité, reconnaissance, intégration, appartenance, compréhension, accueil, tendresse, sens.

Frédéric Lenoir, philosophe et sociologue, nous invite quant à lui à voir l’enfant comme un sujet plutôt qu’un objet, et cela suppose quelques conséquences notamment à l'Ecole. C'est l'occasion de vous présenter les ateliers philo et pratique de l'attention, nécessaires au discernement et à la gestion émotionnelle. Présent au sein de l'Education Nationale, l'association SEVE déploie ses ateliers dans le monde francophone. 😉

 

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Thierry Janssen, psychothérapeute, nous emmène sur le chemin de la sagesse et la justesse pour aider notre enfant à avoir une vie intérieure. Ceci passe bien sûr par le fait d’en avoir une soi-même, ce qui nécessite de s’extirper de cette espèce d’injonction à la performance, à l’hyperproduction et donc à l’hyperconsommation, à laquelle nous sommes inconsciemment conditionnés, afin de se laisser plus de temps et donc d’espace pour s’entendre de l’intérieur et écouter le monde. Il s’agit de se reconnecter à ce qui est vivant en nous et autour de nous, et d’en prendre soin.

Thierry nous propose un exercice à cette occasion ....

Enfin, et nous nous y arrêterons quelques minutes : Les parents seront guidés sur le chemin de l’apprentissage de la parentalité positive avec son fer de lance Isabelle Filliozat, psychothérapeute et auteure de plus de 40 ouvrages.  Être parent, c’est une grande et belle aventure, mais c’est aussi parfois quelque chose d’émotionnellement et physiquement très difficile. Cette aventure unique est jalonnée d’obstacles et de difficultés qui, quand ils sont traversés, surmontés, laissent découvrir des paysages fabuleux, ainsi qu’Isabelle Filliozat le souligne, nous faisant évoluer, et devenir toujours plus grand à chaque fois.

Mais, ce contexte que nous avons vécu pendant ces deux dernières années a été très particulier et a rendu les choses beaucoup plus difficiles pour les parents, les grands-parents, les enseignants. En fait, pour toutes les personnes qui s’occupent de près ou de loin des enfants.

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Les retombées sur le terrain dévoilent un bilan assez contrasté. Certains enfants vont mieux parce que le confinement a fait que leurs parents étaient davantage avec eux. Ils ont pris soin d’eux davantage. Cette proximité dans la famille, cette obligation de vivre ensemble, leur a profité. 

Certains adolescents aussi ont amélioré leur relation avec leurs parents : parents et ados se sont découverts mutuellement. 

Pour certains parents, cela a été une période géniale qui leur a permis de se ressourcer et de revenir aux fondamentaux, de découvrir qu’ils adoraient passer du temps avec leur(s) enfant(s). Le vivre ensemble est essentiel, mais ce n’est pas facile, et cela dépend des conditions de vie, de notre propre histoire, de l’endroit où nous vivons : dans un appartement ou une maison avec jardin. 

En un mot, tout le monde n’était pas logé à la même enseigne, et on a constaté très rapidement une augmentation des violences intrafamiliales avec des parents qui, en confrontation en permanence avec leur(s) enfant(s), et ne disposant pas des ressources intérieures nécessaires, ont littéralement craqué, ceci n’étant autre que des réactions de stress.

Ce que l’on voit aujourd’hui avec le recul, c’est que les enfants globalement vont mal. Ils vont plus mal qu’avant.

La sonnette d’alarme a d’ailleurs été tirée très tôt. 

Les bébés nés pendant la pandémie ont un développement moteur global ralenti. Ils ont moins de mots au même âge que les bébés nés avant la pandémie, et ont des capacités de communication, d’interaction, relationnelles, sociales légèrement diminuées. Ces effets sont drastiques et alertent les professionnels de l’enfance.

 

Cela montre qu’un travail doit être fait maintenant pour aider ces enfants à se reconstruire, à regagner le niveau relationnel, intellectuel et moteur qui était présent avant. 

On sait depuis longtemps qu’un stress important vécu pendant la grossesse impacte le cerveau des tout petits. Une étude, notamment, menée aux Etats-Unis, a suivi des enfants nés après les grandes inondations, observant qu’à 3 mois, ils avaient beaucoup de mal à se calmer, criant beaucoup et montrant qu’ils avaient plus de mal à réguler leurs émotions. À 6 mois, ils avaient moins de compétences, d’interactions. Donc, on le savait et la pandémie nous le  montre massivement.

 

Quand le cerveau est plastique …

Le cerveau étant plastique, ces bébés peuvent récupérer, mais à condition d’en prendre la mesure, souligne Isabelle Filliozat, et de mettre en face de tous ces facteurs de risque suffisamment de facteurs de protection afin de permettre à ces bébés de reprendre un développement naturel.

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Isabelle Filliozat nous donne différentes clés protectrices, comme permettre à l’enfant le maximum de mouvements libres : bouger, courir, ramper sur le ventre pour les tout petits, courir à quatre pattes, et dans la nature autant que faire se peut parce qu’elle nourrit tous les sens et construit le cerveau. L’extérieur, qui plus est, construit l’œil et permet d’avoir une bonne vue. 

Jouer au maximum est également vital. Jouer à la pandémie, au confinement, etc. afin d’aider son enfant à digérer. Alors bien sûr, encore faut-il que nous ayons nous-mêmes, parents, digéré tout cela, que nous ayons retrouvé notre sécurité intérieure dont découle celle de nos enfants. Isabelle Filliozat nous livre des clés pour y parvenir, pour développer nos propres compétences, dans son intervention. 

Ces différentes interventions (auxquelles s’en ajoutent d’autres pour ces Rencontres Remarquables 2), vous le voyez, se révèleront durant l’été autant d’outils et de clés précieuses qui vous permettront de mieux aborder la rentrée, qui ne manquera de nous réserver encore quelques "étranges" surprises, d’être mieux « armés » pour la paix.

 

Continuons sur notre lancée,  restons positifs !